Le Monothéiste

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Hezbollah: le masque est tombé !

La Résistance piégée dans les venelles du vieux Beyrouth
L’article de Philippe ABI-AKL

Le Hezbollah est tombé dans le panneau que la majorité lui a tendu. Dans les zawarib, les ruelles du vieux Beyrouth. Et partant, dans les dédales de cette politique intérieure qu’il a peu pratiquée avant que le Syrien ne s’en aille. Il en vient ainsi à désavouer ses slogans-rois de lutte et d’armes exclusivement dirigées contre l’ennemi israélien. Donc à perdre beaucoup de son crédit populaire intrinsèque. Et de sa crédibilité dans le monde arabe. Qui voyait en lui un exemple de pureté, d’héroïsme, d’abnégation et de réussite unique dans la défense de la cause. Voici donc qu’il entreprend, tâche glorieuse, de libérer les zones mixtes de certains quartiers de la capitale de la présence des « futuriste » haririens. Plutôt que Chebaa ou la Palestine sœur de l’occupation sioniste.

En s’efforçant, pour faire bonne mesure, et en s’inspirant du sinistre précédent israélien de 82, de couper l’oxygène au pays par suffocation de l’AIB. Et d’isoler Beyrouth d’elle-même comme du reste du Liban, par la fermeture de ses voies de jonction intérieures et de ses entrées.
Son idéologie véritable, son but ? Tout simplement, répond un cadre du commissariat du 14 Mars, de s’emparer progressivement du pouvoir. Pour transformer le Liban en seconde République islamique, à l’image de l’Iran khomeyniste, son modèle et son parrain. Le Hezb, affirme ce loyaliste, cherche désormais à imposer par la force ses conditions.
Directement, car ses courroies de transmission habituelles ne répondent plus à ses attentes. Ainsi, poursuit le majoritaire, Ghosn, de la CGTL, a annulé la manif que le parti lui avait (re)commandé d’organiser. Le syndicaliste s’est lavé les mains des troubles, des agressions, des actes diversifiés de violence, et des blocages de rue à coups de pneus enflammés et de tombereaux de sable. Ghosn semble donc avoir capté le message d’avertissement que lui avait adressé le président de l’Association des industriels, Fadi Abboud. En le mettant en garde contre le dangereux détournement à des fins politiques du mouvement de revendications salariales.

Damas
De même, le soutien des aounistes, pour déterminés qu’ils s’affirment à faire sauter le gouvernement, s’est révélé plutôt timide sur le terrain. Sagesse oblige, car une réédition des événements de janvier 2007 aurait pu avoir de funestes conséquences. Les militants ont reçu de strictes consignes de retenue, de ne pas descendre dans la rue, de ne pas répondre à d’éventuelles provocations FL. Tripoli, Zahlé ou Jezzine n’ont pas marché dans la grève, qui n’a été que très peu suivie à Saïda. Omar Karamé et Talal Arslane, ou même des radicaux prosyriens comme Wi’am Wahhab et Abdel Rahim Mrad, se sont abstenus de soutenir le Hezb. Last but not least, Nabih Berry s’est également distingué par sa discrétion. Quant à Sleimane Frangié, il se contente de pronostiquer un recours à l’insubordination civique.
Ce qui fait dire à un diplomate qu’il y a probablement divergence de vues sur le modus operandi de la contestation entre le Hezbollah et Damas. Qui se focalise, selon Assad lui-même, sur la réouverture potentielle d’un processus de négociations avec Israël par le truchement de la diplomatie turque. Selon cet observateur, le régime syrien, qui souligne lui-même que les pourparlers doivent être conduits sous l’égide des USA, seuls garants imaginables d’un engagement israélien, aurait actuellement besoin de montrer un peu patte blanche à Washington. Si sensible sur le dossier libanais. Il ajoute que le meurtre de Imad Moghniyé en Syrie a constitué le point de séparation entre Damas et le Hezb. Le même diplomate en conclut que les stratégies régionales des deux parties, l’une de paix et l’autre de guerre, deviennent contradictoires. Et produisent une approche opposée du traitement de la crise locale.

Action directe
Le Hezb, privé de paravents internes et d’une couverture syrienne, s’est résolu à prendre les choses en main. Avec, du reste, une détermination dont il se vante. Ses porte-parole n’hésitent pas à affirmer que l’échec des tentatives pour prendre d’assaut le Sérail ou pour pousser Siniora dehors, à travers le sit-in des tentes, ne les décourage pas. Et que, cette fois, ils vont tout faire pour réussir.
En s’aidant de trouvailles comme le concours architectural, sous forme de barricades barrant les routes, des camions déverseurs de gravier relevant d’une de leurs institutions, le Jihad al-bina’, l’Effort de reconstruction. Dont les véhicules sont aussi mis à contribution pour distribuer les pneus inflammables aux points névralgiques de Beyrouth ou ailleurs. Tandis que des brigades de motards transportent de leur côté des éléments armés d’un point chaud à un autre dans les quartiers intérieurs.
Farès Souhaid, secrétaire général du 14 Mars, répète que le pays est désormais livré à une confrontation directe entre le projet d’État de droit, que les souverainistes défendent, et le projet de mini-État du Hezb. Qui ne peut parvenir à ses fins qu’en démolissant les structures nationales politiques et sécuritaires. Le parti, ajoute Souhaid, se montre prêt à brûler le Liban, plutôt qu’à discuter calmement de ses objections relatives aux décisions du Conseil des ministres.
L’équation sur le terrain se résume dans la formule : Tu me coupes, je te coupe. Le Hezbollah a coupé l’AIB, des entrées et des rues de la capitale. La majorité a riposté en isolant des autres régions, comme de Beyrouth et de sa banlieue sud, les deux fiefs du Hezb, le Sud et la Békaa. Et encore une fois, c’est l’armée, épaulée par les FSI, qui joue les pompiers en intervenant avec résolution pour éviter le pire.

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Le Monothéiste:

Malheureusement, on oublie vite dans le monde arabe. Parce que sinon une simple lecture de l’histoire du parti du “AMAL” (parti chiite de Nabih BERRI pdt du parlement libanais) qui a donné naissance au Hezbollah et qui était à l’origine de massacres contre les camps des réfugiés Palestiniens, nous aurait permis de connaitre les vrais objectifs de “Hassan NASR” et de son parti. Des objectifs qui n’ont rien avoir ni avec la résistance, ni avec la dignité de la Oumma.

Le parti Iranien au Liban utilisait les champs de “Chabaa” pour justifier son armement et ses jeux “au chat et à la souris” avec I’Etat sioniste qui détruisait le Liban à chaque reprise. Mais dès qu’il a perdu cette carte, il se devait d’en chercher une autre pour que l’”Etat Hezbollah” perdure au détriment de l’Etat Libanais.

C’est ainsi qu’il a commencé avec des alliés de façade à faire des sittings en plantant des tentes devant le siège du gouvernement pour imposer sa loi, mais son plan a échoué et le gouvernement a réussi à résister. Devant cet échec, le recours à la violence est devenu plus qu’une nécessité pour que le parti sauvegarde son intérêt stratégique pour ses parrains Iraniens et Syriens. Et le résultat est devant nous malheureusement !

L’hypocrisie du discours Iranien et Syrien

La syrie qui prétend soutenir le Hezbollah pour la récupération d’un très petit bout de terre au sud Libanais, ne lève pas le petit doigt pour libérer le Golan Syrien (des centaines de Chabaa !) occupé par Israêl depuis les années 70 !!! Elle interdit même la création de groupes de résistance populaires pour libérer le Golan ! Le front le plus calme pour Israêl c’est le front Syrien !!!

L’Iran qui ne cesse de crier: “les USA est le grand Satan de ce monde”, prétend combattre Israêl au Liban alors que les armées américaines sont à ses frontières, au contraire, elle a même aider les américains dans l’occupation de l’Irak (à travers ses pions chiites) et de l’Afghanistan, et ce ne sont pas mes déductions personnelles, c’est les déclarations de “Abtahi” le conseiller de l’ancien président Iranien “Mohamad KHATAMI” !!!!

En gros, l’Iran et la Syrie continue de se moquer des peuples Arabes et Musulmans, et aussi -c’est le pire- d’un grand nombre d’intellectuels au nom de l’anti-américanisme, mais sous la table ils négocient avec le “grand Satan” 8)

mai 9, 2008 - Publié par Le Monothéiste | Politique | , , , , | Pas de commentaire

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